Bon sang, voilà deux mois que je cherche désespéremment du taf!
Pourtant c'est pas faute d'essayer, je ne compte plus le nombre de CV et lettres de motiv' envoyées, les entretiens passés...
Je cherche, je rencontre, j'insiste...
et je recommence!
C'est fatiguant, d'autant plus que JM s'imagine alors que je fais pas d'effort...
Alors j'ai bien eu quelques contacts
dont un dans un magasin gothique
avec un patron super sympa, le problème étant que c'est pas avant mi-Octobre,
et que j'ai quand même besoin d'un taf
ne serait-ce qu'alimentaire en attendant!
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La semaine dernière, j'ai rencontré la responsable d'une boutique de frippes à pouffes genre Gucci, Guess et autres horreurs Dolce&Gabanna... Elle me pose quelques questions plus ou moins en rapport avec le boulot, et me demande si je peux rester une heure pour "voir comment fonctionne le magasin"... Alors qu'une cliente regardait tranquillement les sacs, elle me fait "Alors ça vous intéresses pas de vous occuper de la cliente?"... Je me suis sentie un peu prise de court, il a fallut que je conseille la cliente sans connaître le magasin, ni les produits. De son côté, elle était occupée à essayer de refourguer des pompes immondes à une pauvre jeune russe, manifestement fan, certaine que "c'est ça la mode en France"... Il faut admettre que tout ou presque, dans cette boutique était abominable, de par l'allure mais aussi le prix! Après le départ des clientes, elle commence à m'expliquer sa conception de la vente... En bref, il faut que je sois le plus hypocrite possible. La technique est simple: ne pas laisser une minute de répis à la cliente, la flatter à grand coup de "Oh ça c'est suuuuper beau", lui saturer la vue en lui montrant tous les articles du magasin en insistant sur combien c'est le "must-have" de la saison, faire de la vente forcing avec les choses les plus immondes de Paris... Non seulement ce qu'elle vend est moche mais sa façon de vendre est tout aussi écoeurante! Genre la vieille pintade superficielle quiquagénaire à la tignasse décolorée à l'eau de javel, plantée sur des pompes à talons tellement hauts que ça en est indécent de les porter pour bosser, fagottée comme une fille de 20ans mais en plus vulgaire... L'horreur!
Mais je crois que l'apothéose, ça a été quand j'ai réalisé qu'elle vendait de la vraie fourrure, manteau en chinchilla, veste en renard... J'ai cru vomir! Non, vraiment non! C'est contraire à mes valeurs, c'est tout simplement hors de question!
Finalement, au lieu d'une heure, elle m'a faite rester 3h30!!! (non rémunérées bien-sûr)... A la fin à force de piétiner, c'est plus des pieds que j'avais, mais des palmes! Bref, elle m'a pas rappelée et c'est tant mieux....
Par contre, il y a effectivement quelques endroits où j'aurais bien aimé faire mon trou, genre j'ai postulé au BHV pour un poste de retoucheuse, le problème étant que sur trois candidates que nous étions, l'une avait un DMA de costumier et travaillait déjà depuis quelques années comme intermitente du spectacle. En gros, elle a un diplôme au dessus du miens et de l'expérience professionnelle, autant dire que c'est mort!
J'ai également postulé pour plusieurs enseignes de fringues "haut de gamme" (en réalité, du prêt-à-porter qui coûte juste plus cher que ce qu'il devrait) et malgrè des entretiens plutôt positifs, rien ne s'est profilé. J'avais un bon contact avec la responsable d'un magasin de vêtements pour enfants, elle m'avait d'ailleurs dit que je lui plaisais bien et qu'elle me rappelerait pour un second entretient avec sa supérieure. Après plusieurs jours d'attente sans réponse, je me suis décidée à l'appeler moi-même, ce qui n'a pas été d'une grande utilité vu qu'elle attendait toujours que sa supérieure soit dispo!
Donc la recherche d'emploi s'avère plus difficile que je ne le pensais... Mais je ne me décourage pas, je sais bien que le fait que je sorte tout juste de l'école coince avec les employeurs mais c'est à moi de leur montrer que je ne suis pas plus idiote qu'une autre, je peux très bien apprendre! J'ai avec moi le bagage le plus nécessaire qui soit: la volonté!
Aller, merde! J'suis une guerrière après tout!
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image: prise ici
Article commencé sur "Couleur menthe à l'eau" de Eddy Michel
terminé sur "How you remind me" de Nickelback


